Archives pournovembre, 2003

Tu veux une sucette ma petite ???

Enfant je croyais que c’étais un mythe inventé par mes parents pour que je ne traine pas le soir avec les garçons en rentrant de l’école.

Et maintenant, à 22 ans, en rentrant tranquillement chez moi vers 20H30 je l’ai vu.

Physique quelconque, légèrement dégarni, pas très grand et marchant vite sur ce pont, j’arrive à sa hauteur quand soudain, l’imperméable s’ouvre et hop le petit oiseau prend une goulée d’air frais.

Au début j’ai cru à une hallucination de mon esprit pervers, mais non c’était bien ça.

J’aurais du faire un voeu, c’est la première fois que je croise un exhibitionniste…

Surprise surprise

J’étais mauvaise langue et je confesse, j’avais même commencé à médire sur les talents d’organisation de mes meilleures amies.
Une fête est prévue chez les parents du petit ami d’une de mes meilleures amies (ok ca va être compliqué, ami lecteur accroche toi !!). Et la dite amie en question m’a rappelé maintes fois: viens tôt !!! (genre 19-19h30). Comme c’est à près de 60 bornes de chez moi, on part avec l’amie n°2 vers 18h après un arrêt course obligatoire (malibu et nectar de bananes commerce équitable, et oui on picolerait presque utile).

Vers 19h15 arrivée près de Gennevilliers, moi en tant que copilote fille j’ai pas fait gaffe à la route et ça me semble bizarre comme chemin mais bon, je dis rien, ma chauffeuse a l’air de savoir quoi faire. Coup de fil de l’amie n°1: « finalement on fait pas ça chez mon copain mais chez un de ses potes. LE problème c’est qu’il a du s’absenter donc arrivez pas trop tôt, genre 20h. »
Trop top!! on est à 5 minutes à peine du nouveau point d’arrivée…

Bilan: une pause chez Ronald avec de la crème glacée, puis une clope, puis une autre, puis… le portable resonne, c’est bon on peut y aller. (c’est la que le coté médisance est sorti, mettez vous à notre place: se taper 60 bornes pour un sundae et fumer une clope sur un parking glauque où les air max XXX changent de main dans un coin… c’est loin d’être ma conception d’un début de soirée réussi…)

On arrive dans une certaine rue (étrange l’amie n°2 semble très bien connaître le chemin…), on se gare, on sonne et la: surprise !! La copine en question ouvre la porte et me sort un « bienvenue chez moi !!  »
Ca fait 15 jours que je lui demande où en est son histoire d’appart et j’ai toujours des réponses assez évasives. Tout s’explique !! (et son retard était du à la perte d’un truc super archi important qu’elle a du aller recopier à l’autre bout de Paris, d’où imprévu et d’où retard cause bouchons…)

La soirée se passe, avec plein de potes que j’ai pas vu depuis longtemps, entre raclette, vin blanc, charcuterie… Je m’eclipse pour parler à mon chéri sur mon portable. Etrange, aucun commentaire narquois, pas de « Allez, lache le ce pu** de portable « . Je reviens et la hop, resurprise: lumière éteintes, bougies allumées et « happy birthday » digne de la Star Arnaquerie. Je comprends rien, je me mets même à chanter quand soudain c’est MON prénom que j’entends…

NON je ne suis pas bête, c’est plutôt d’eux dont il faut se moquer… me féter mon anniv 8 jours à l’avance c’est perturbant… mais ça fait top plaisir !!! (vu que c’est pas sur que je les revois tous le jour J ou juste après …) Et merci pour la lampe marocaine !!! 

Bref, j’espère qu’un nouveau cycle s’annonce, où je revoyagerais avec des célébrités dans le tgv, où je ferais 40h par semaine comme prévu de maths (ce que j’ai choisi)(oui oui maso je vous dis) et non d’informatique sans intérêt (que je subis), où mon équilibre au réveil sera bon, mon caractère aussi d’ailleurs…

Bref, j’ai de nouveau foi en la vie même s’il pleut et si je suis crevée (bah oui, réveillée par 5 fous de ballons ovales à 9h30 pour voir le match) (enfoirés d’anglais).
Ah au fait pour finir cette note cucul mes potes je les garde, ils sont top

Y a des jours comme ça

… où le bon dieu (le destin, le hasard, que sais-je?) vous montre qu’il faut rester couchée!!!!!

Les signes qui ne trompent pas:

  • une insomnie suivie du réveil qui ne sonne pas
  • la chute du lit puis de l’escalier de la mezzanine (un poil plus à gauche je m’empalais sur le ventilateur)
  • le ratage du bus suite à un incident électrique dans le métro
  • 4 h de Matlab
  • un horrible mal de ventre (pas le temps de déjeuner) puis de tête suivi d’un tombage dans les pommes grande classe (note artistique du juge roumain 5.6)
  • … (plus je fais le compte plus je me rends compte que je suis une vraie maso…)

Bilan: une journée de merde, qui vient couronner une semaine de merde, où j’ai taffé comme une folle pour « rien » ( »  » car se perfectionner dans les langages R, C, C++, Matlab, html,css, php… (ahhhhhhh!!!) ça devrait me servir un jour, paraît-il…). Mon ordi est devenu mon nouvel amant (au dépit de l’autre, celui qui dort le 11 novembre à 3 mètres de moi jusqu’a 15h pendant que je programme dès 10 du mat alors qu’on s’est couchés après l’ouverture de la boulangerie soit 7H15), et je le trimballe en we pour bosser encore… pffffff…. si ma soiree de samedi est pas top, la, je touche le fond…

Avec la chance que j’ai, mon tgv sera en retard au départ, et on va écraser un pauvre chasseur au milieu de nulle part…

Quoi j’ai la poisse ??? !!!!

Débordée

Entre la conception d’un « petit bijou » en html&co, des pendaisons de crémaillère, la vue de Matrix au ciné (sans commentaires) bah…. pfiou je suis débordée moi…

Je voulais faire une note sur le reste de mon séjour à Madrid, bon ce sera un résumé:

  • il a pas fait trop moche
  • j’ai bien marché, tantôt au hasard en solitaire, tantôt accompagné de ma charmante guide et le « style architectural madrilène » est assez particulier, je me serais bien vue par moment dans une ville allemande ou autrichienne (j’ai appris après coup que ce style est appelé « los austrias » ou un truc dans le genre donc j’ai pas mal intuité en fait)
  • j’ai fait l’itinéraire obligé de la parfaite touriste: place Sol, arènes…
  • j’ai assisté a un super spectacle de flamenco à l’ambassade de France (hasard)
  • j’ai guinché à la madrilène (avec des espagnols): par soir en moyenne une dizaine d’endroits, bars et boites (avec des arrivées après 6h30 du mat) et des retours burrachos jusqu’à 10h du mat…
  • j’ai failli rerater mon train au retour: arrivée sur le quai à 19h moins 2 pour un départ à l’heure pile, en courant sur le quai chargée comme une mule (bah oui on fait aussi du shopping à Madrid…) et en hurlant « perdona!!!! » pour que les accompagnateurs se poussent et ouf je l’ai eu…

bilan: un séjour de ouf…, des collocs espagnols espanolophones adorables qui ont été patients (car no hablo espagnol…) et du sommeil en retard.

Bref, tu me réinvites quand copinette???

# Acte 1: l’envie de crime du talgo express

Donc il est 19h mercredi soir et je cours (au sens littéral du terme) vers mon train.

Arrivée à 19H40 à Austerlitz pour un départ à 19H43. Le train de nuit est plein, ce qui est étonnant pour un mercredi soir et blindé d’espagnols. Hop hop hop, arrivée dans ma « cabine » : 4 sièges (les lits sont faits plus tard) et 3 « dames d’un certain age » déjà assises. Elles ont l’air ravies de me voir et me bombardent de questions: d’où je viens, ce que je vais faire à madrid patati patata. Au début c’est plutôt sympathique mais la conversation « s’envole »: arthrose, opération des ovaires, djeunz qui font vraiment n’importe quoi, pollution, régime…

Entre en scène Lucien, le mari de Paulette (surnom affectueux de Marie-Paule), un colosse de 1m90 bedonnant et à fortes cordes vocales, en fait, c’est clair il ne sait QUE hurler. Le portable de Paulette se met à sonner (temps de réaction 6 sonneries à fond) c’est un ami du couple, surnommé Prépuce (je n’invente rien) qui demande à parler au Général Gland (cad Lucien). Conversation navrante, à fond les ballons, étant donné que « ON EST DANS LE TRAIN, JE T’ENTENDS MAL !!!!! » et oui, j’aurais peut-être du leur dire que parler plus fort ne permettait pas de mieux entendre mais bon…

Eclaircie: leur départ au wagon restaurant. Une heure de pure tranquillité, les lits sont faits, je m’installe avec un bon livre. Roulements de tambour, ILS reviennent. Le piapia est reparti (heureusement les hommes sont dans l’autre compartiment avec un ptit jeune qui fait le quatrième, je le plains il a du vivre aussi un calvaire); elles font les coquettes pour déterminer qui est la plus jeune et qui va dormir en haut et c’est Marcelle qui s’installe pas très loin de moi. Bien sur, plus tôt dans la soirée, elles ont juré qu’elles ne ronflaient pas et que de toute manière si par un hasard fortuit ça devait se produire, il suffisait de les pousser et que hop ce serait fini.

La lumière s’éteind, le cauchemar commence: un magnifique canon de ronflements sonores et il n’est que 22H30. Pendant 9h je vais subir ce fond sonore détestable. La plus chiante est Marcelle et comme elle est au même niveau que moi j’arrive à la pousser. D’abord très peu, puis plus, puis beaucoup puis, exaspérée, j’ai réussi à la réveiller. Réaction magnifique: « ein? quoi?? « / « vous ronfliez » / « mais bien sur que non je ronflais pas!!! »…. et oui, elle s’est retournée et hop c’est reparti. Toute la nuit.

Et au réveil, pimpantes et fraiches elles m’ont balancé un « bien dormi » qui a fait resurgir mes envies de meurtres avec actes de barbarie sur personnes agées. En plus le train était en retard donc une heure de plus à devoir les supporter. Ok c’est mal mais j’ai fui: petit dej au bar du train, et attente à proximité de la cabine que le train entre en gare. La, saut sur mes affaires déjà préparées et hop cassos.

Bilan de la nuit: pas dormi, sur les nerfs et ça a fait ressurgir mon manque de tolérance envers mon prochain… Heureusement la suite a été mieux, bien mieux….