Archives pourjuillet, 2004

Happy birthday …

Un an pile.

Il y a un an, j’étais désoeuvrée, en stage à Lyon dans un bureau climatisé, devant un ordinateur avec rien à faire.
J’avais un copain en Suisse, qui m’attendait comme Pénélope, alors que j’entretenais des rapports plutôt privilégiés avec mon tuteur et mon pharmacien (pas en même temps remarque).
J’avais des souris dans le mur de mon appart qui étaient en train de me rendre folle, pas de projets à moyen terme. J’étais étudiante, pépère, dans une grande école d’ingénieurs et je ne me posais aucune question.

Un an après, je suis toujours désoeuvrée, en stage à Paris dans un bureau sauna, devant un ordinateur, avec rien à faire.
Je ne fais rien de tendancieux avec mes collègues (sauf boire des coups mais ça n’a rien de tendancieux), je n’ai pas de copain en Suisse, juste un coiffeur canon-mais-bête que je vois occasionnellement quand j’ai besoin d’un peu de calins.
Je suis retournée habiter chez papa-maman et ils me harcèlent pour savoir « qu’est-ce que tu fais après? » vu que je finis techniquement mes études par cet ultime stage. Je n’en ai aucune idée, enfin si en fait, mais je veux attendre de voir si ça pourrait marcher avant de leur en parler car ils ont l’art de mettre l’Ile-de-France dans une éprouvette.

Entre les deux j’ai l’impression que le temps s’est enfui. Happée gentiment par un train-train alcoolique et festif, j’ai gardé cette vilaine habitude de ne me poser nulle part, de collectionner les trains et de chercher l’éphémère là où le solide aurait pu, aurait du? , s’imposer, quitte à tout casser moi-même quand le « destin » se refusait à précipiter les choses ou à imposer une intermittence au final douloureuse.
J’ai fait du mal, un peu, on m’en a fait, pas mal, et je m’en suis fait, beaucoup, en pensant, à tort, avoir parfois bien jugé, bien ressenti, bien pensé et surtout en ayant trop donné une fois, pour changer.

Mon blog et moi on s’est apprivoisés, doucement.
Paradoxalement c’est au moment où on était bien tous les deux que les autres ont déboulé. D’abord virtuellement, réellement ensuite quand ce soir de décembre j’ai pris mon courage à deux mains et suis entrée dans ce bar.
Au début ça change tout et puis très vite ça se dépasse. Cela reste perturbant néanmoins de connaître (/d’être connu par) ces gens objectivement inconnus de façon aussi intime parfois.
Et puis il y a les rencontres, les vraies, les apéros en terrasse, les mails quand c’est pas possible à cause de la distance, les msn, les fous rires au milieu de la nuit devant son écran ou en arrivant au boulot, les jolis textes qu’on relit plusieurs fois en se maudissant de ne pas avoir une once de leur talent… (grosse flemme de mettre les liens mais ils sont presque tous dans la colonne Favoris)

Longue vie à toi Bloguichou (si j’avais un truc à changer ce serait le nom pour qu’il soit un peu plus prononçable).
Merci à vous qui passez plus ou moins régulièrement et dont les commentaires éclairés arrivent souvent à désamorcer ma mauvaise foi/ mauvaise humeur/ mauvais karma ….

(Promis je ne ferai plus de note si longue)

Punie

Ce week-end, allumage de feu sur la plage. Au réveil, parmi les cendres une bonne cinquantaine de puces de mer mortes grillées.

Alors oui j’avoue, j’étais pas la dernière à faire des blagues débiles « sur ces animaux stupides » du style:
« Oh tiens il fait bon par ici, si je me rapprochais. »Un bond. Et pan dans le feu.

Mais bon, je pense que là on est quitte.
J’ai des boutons PARTOUT ET CA GRATTE !!!!!
(je me faisais tellement chier au boulot que j’ai commencé à les compter mais à la trentaine j’ai capitulé)

On me demande ce que je fais à partir d’octobre ?!
Je m’entraîne pour Koh Lanta!!

Coquillages et crustacés

Bilan du week-end:

***** cinq garçons et trois filles

**** quatre dernières places pour le bateau, quatre bains dans l’eau vivifiante, quatre heures de sommeil, un réveil dépaysant, sous le soleil mais douloureux.

*** trois petites heures de train, trois envies de meurtres: le jeune papa, la jeune maman et le monstre tout juste né en face de moi, trois coups de soleil, étendus et douloureux, trois tubes de crème vidés pourtant

** deux jours et une nuit, deux cuites pas trop torchonnées, deux fois neuf pieds pour le catamaran, deux marques obscènes sur les cuisses à cause du harnais mal mis et mes deux fesses exposées malgré moi à tous les plaisanciers

* une estafilade de compet à cause d’un barbelé pendant un transfert à haute portée stratégique: du bois pour le feu sur la plage, en bonus un joli pantacourt noir déchiré, une vilaine envie de rater le tgv et de rester dans mon lit ce matin. Une maison à Houat si un jour prochain je gagne au Loto…

[edit: j'ai passé un excellentissime weekend, il a fallu me jeter dans le train pour que je rentre.]

Révélations

Apéro et diner avec les futurs mariés.
Ca a ragoté sec, grâce aux infos des copains des copains de … (je savais bien que ça me servirait un jour cette rencontre au supermarché).

Bilan: (quasi) toute ma classe de terminale est casée, même les 2 -à l’époque - asociaux et allergiques aux filles.

Seule consolation: j’ai fini la bouteille et sous un lustre.
Mariée ou pendue avant la fin de l’année?

J’ai le tabouret, manque plus que la corde…

Rencontres du 3eme type

Ce soir, comme les Castors font des barbecues sur ma ligne de RER j’ai droit à un trajet alternatif: pieds+ bus+ RER (attention pas forcément au même endroit selon l’heure) à la place du RER classique.

Dans le bus (attrapé à l’arrach comme d’hab) 2 nanas discutent près de moi. Les yeux noyés par les larmes, pleurant mon non-IPod il m’a fallu 5 minutes pour percuter que ces deux demoiselles étaient avec moi en prépa. Comme je les aimais pas à l’époque et que j’étais pas disposée à faire preuve de sociabilité aigüe avec ces pouffs, j’ai continué à pleurer.

Sortie du bus, attrapage de RER à l’arrach, je me pose dans un wagon à coté d’un copain de lycée. Et là je fais le plein de nouvelles (on s’est pas vus depuis 3 ans). Et là je prends coup de massue sur coup de massue: il se marie en août, ses potes sont déjà mariés, en phase d’achat d’appart, rangés quoi.
Grosse, très grosse impression de décalage.

Question: qui est le plus décalé ?
Réponse demain soir, autour de quelques bières …

[ Précision: j'ai même pas 23 ans ]