Happy birthday …
Posté dans Inside le 29/07/2004 12:00 par Mnémo
Un an pile.
Il y a un an, j’étais désoeuvrée, en stage à Lyon dans un bureau climatisé, devant un ordinateur avec rien à faire.
J’avais un copain en Suisse, qui m’attendait comme Pénélope, alors que j’entretenais des rapports plutôt privilégiés avec mon tuteur et mon pharmacien (pas en même temps remarque).
J’avais des souris dans le mur de mon appart qui étaient en train de me rendre folle, pas de projets à moyen terme. J’étais étudiante, pépère, dans une grande école d’ingénieurs et je ne me posais aucune question.
Un an après, je suis toujours désoeuvrée, en stage à Paris dans un bureau sauna, devant un ordinateur, avec rien à faire.
Je ne fais rien de tendancieux avec mes collègues (sauf boire des coups mais ça n’a rien de tendancieux), je n’ai pas de copain en Suisse, juste un coiffeur canon-mais-bête que je vois occasionnellement quand j’ai besoin d’un peu de calins.
Je suis retournée habiter chez papa-maman et ils me harcèlent pour savoir « qu’est-ce que tu fais après? » vu que je finis techniquement mes études par cet ultime stage. Je n’en ai aucune idée, enfin si en fait, mais je veux attendre de voir si ça pourrait marcher avant de leur en parler car ils ont l’art de mettre l’Ile-de-France dans une éprouvette.
Entre les deux j’ai l’impression que le temps s’est enfui. Happée gentiment par un train-train alcoolique et festif, j’ai gardé cette vilaine habitude de ne me poser nulle part, de collectionner les trains et de chercher l’éphémère là où le solide aurait pu, aurait du? , s’imposer, quitte à tout casser moi-même quand le « destin » se refusait à précipiter les choses ou à imposer une intermittence au final douloureuse.
J’ai fait du mal, un peu, on m’en a fait, pas mal, et je m’en suis fait, beaucoup, en pensant, à tort, avoir parfois bien jugé, bien ressenti, bien pensé et surtout en ayant trop donné une fois, pour changer.
Mon blog et moi on s’est apprivoisés, doucement.
Paradoxalement c’est au moment où on était bien tous les deux que les autres ont déboulé. D’abord virtuellement, réellement ensuite quand ce soir de décembre j’ai pris mon courage à deux mains et suis entrée dans ce bar.
Au début ça change tout et puis très vite ça se dépasse. Cela reste perturbant néanmoins de connaître (/d’être connu par) ces gens objectivement inconnus de façon aussi intime parfois.
Et puis il y a les rencontres, les vraies, les apéros en terrasse, les mails quand c’est pas possible à cause de la distance, les msn, les fous rires au milieu de la nuit devant son écran ou en arrivant au boulot, les jolis textes qu’on relit plusieurs fois en se maudissant de ne pas avoir une once de leur talent… (grosse flemme de mettre les liens mais ils sont presque tous dans la colonne Favoris)
Longue vie à toi Bloguichou (si j’avais un truc à changer ce serait le nom pour qu’il soit un peu plus prononçable).
Merci à vous qui passez plus ou moins régulièrement et dont les commentaires éclairés arrivent souvent à désamorcer ma mauvaise foi/ mauvaise humeur/ mauvais karma ….
(Promis je ne ferai plus de note si longue)

