Posté dans Outside le 30/10/2004 12:00 par Mnémo
Y a pas à dire, je me pose des questions sur la santé mentale d’une de mes meilleures amies, Miss Namour, une fille très intelligente, très brillante, auditrice dans un des plus grands cabinets de la Défense.
C’est la seule qui m’envoie ces immondes chaînes de « Renvoie-moi à 20 personnes dans les 8h sinon l’ouragan Ivan ressucitera juste au dessus de ta maison et tu seras ensuite frappée de malheur sexuel, amoureux et même professionnel pour les 80 ans à venir ». J’ai beau lui dire que ça file direct à la poubelle, elle s’obstine.
Ce matin, elle a performé: j’ai reçu ma première chaîne de l’amitié, la chance et tutti quanti par… TEXTO (et à 8h du mat en plus).
« Tu fai suivre: Voici le peti poisson du bonheur ><> il donne amour et 1 heureuse nouvel dans 4jrs si tu l’envois a +de 4pers excepté moi sinon il meurt »
Bon, déjà le procédé est stupide mais en plus c’est payant !!
Elle a donc bousillé 4 textos pour … RIEN.
Ou elle a décidément du fric à perdre
Ou elle a été embrigadée par les Bisounours
Ou elle pense que je suis un cas tellement désespéré et que tous les moyens sont bons…
Posté dans Outside le 28/10/2004 12:00 par Mnémo
Elle revient à ma conseillère ANPE qui à peine assise m’a balancé:
« Oulaaaa vous êtes trop qualifiée! Je peux rien pour vous, moi! »
Bon, soit.
Je n’y allais pas pour de l’aide de toute manière mais pour des problèmes somme toute prosaiques de mutuelle, sécu et prise en charge de certains déplacements.
Elle m’a quand même gardée 45 minutes, vu qu’il fallait remplir toutes les cases (même celle « voulez-vous une formation aux outils Word et Excel? »).
Arrivée à 8H30, sortie à 10H20.
C’est beau de faire des trucs le matin …
Posté dans Outside le 27/10/2004 12:00 par Mnémo
On dirait pas comme ça mais ça m’emmerde profondément cette histoire de VIE. Les seuls qui m’intéressent ont l’air de ne pas aboutir et les autres bah… mon Dieu que ça a l’air chiant !! (note pour les lecteurs 1er degré qui vont me faire la morale sur la chanson du « y a pas de sous-métier » : ceci n’est que mon avis propre de super chieuse, je ne dénigre rien du tout)
Bon, hier j’étais limite déprimée mais comme je préfère dépenser mes sous restant intelligemment (genre dans les bars-cafés-restos) eh bien pas de shopping ni de librairie (piège autrement plus vicieux). A la place, j’ai mis mon CV sur un site de recrutement, sans fioriture, ni lettre de motivation (décidément c’est pas mon truc), rien que mon CV.
Ce matin, 8h30, bam mon portable qui sonne. Hors de question que je décroche, je ne reconnais pas le numéro (ouais bon j’avoue j’ai le cerveau en vrac, encore tout retourné par hier soir et deux de tension pas plus) donc j’éteinds la bête avant de me rendormir illico.
10h30- levage officiel. Petit dej devant la redif de StarAc, allumage de téléphone. « Vous avez quatre nouveaux messages »
14H30- « Vous avez quatre entretiens » dont un à Sophia Antipolis (fait plus chaud qu’à Moscou ça c’est sur) (mais la vodka est plus chère) (voilà je m’égare)
Visiblement, ils cherchent à embaucher n’importe qui en cdi dans les SSII …
Posté dans Outside le 26/10/2004 12:00 par Mnémo
Soirée chargée et fort agréable entre un café branchouille, un resto jap et un pub.
Retour un peu à l’arrach, dernier rer, plus que 40 minutes et zou au lit.
Je me pose tranquillement dans ce wagon ultra-vide où on est 3 pas plus et dégaine mon bouquin.
Et c’est là qu’il débarque: le poivrot-intello-poète du dimanche-raide bourré. Après une technique d’approche sans subtilité je me retrouve avec un vis-à-vis explosif: il n’arrête pas de me proposer de boire un peu de whisky entre deux loghorées.
Le débat de fond s’engage (même si un grand black surveille du coin de l’oeil, tant qu’il n’essaie pas de me toucher et qu’il reste calme je ne vais pas le rembarrer violemment, il a peut-être un couteau dans son autre poche): mes goûts littéraires sont pourris. Proust, Tolstoï, Céline, Flaubert, Vian, Luchini et toujours des avis divergents. Je surveille discrètement le défilement des gares, je sais que Frédéric, mon monstre littéraire, descend bien avant moi. Enfin un consensus avec Stendhal. Il se calme, se carre un peu dans son siège et me permet enfin de respirer. Le débat repart: littérature chinoise ? Nietzch? Lequel est le plus absurde ?
Et puis après, tel un Francis Lalanne des grands soirs, c’est l’apothéose, le bouquet final: comme il parlait du refus de l’anonymat, j’ai eu le malheur de prononcer le mot « Starac ». Hop, le voici parti pour de la poésie à chaud, griffonnée sur une enveloppe, relue puis hurlée dans le wagon, un peu comme Flaubert dans son gueuloir.
Arrivée à sa gare, il me dit qu’il va rentrer en vélo et peaufiner son sonnet, me balance un « t’es une chouette nana » et disparaît.
Là c’est bon, je suis épuisée pour de bon …
Posté dans Outside le 24/10/2004 12:00 par Mnémo
Chacun ses quartiers « fétiches », ces endroits où on habite un certain temps ou qu’on fréquente un certain temps avant de partir ailleurs, au gré des rencontres, des concours ou du hasard.
J’ai habité 2 ans boulevard St Michel dans le « mythique » quartier Latin. Objectivement, j’ai passé des semaines entières sans mettre le pied hors de mon bahut ou alors c’était pour aller faire 3 photocopies et bosser à la bibliothèque Ste Geneviève.
Seule entorse: le vendredi à 18h30, après les 3 ou 4h de torture physico-mathématique hebdomadaire, un petit tour à la Gueuze rue Soufflot pour une pinte de Kriek (ou plus hum)
Pendant mes deux ans de prépa j’ai vécu 4 mois délirants. Un coup de foudre dans le bus, une aventure avec un mec qui avait 15 ans de plus que moi, une bouffée d’oxygène dans mon existence carrée et exclusivement tournée vers ces sacro-saints concours, des après-midi volés et crapuleux dans sa garçonnière rue de Turenne, beaucoup de nouveauté et une rupture catastrophique (mais bon ce n’était pas plus étonnant que ça compte tenu de la »relation » qu’on avait établi)
Et puis après, il y a eu Lyon, les retours limités au week end de temps en temps …
Je ne traine jamais dans ces coins là.
Sauf hier: goûter rue de la montagne Ste Geneviève, apéro à la Gueuze, diner rue de Turenne.
Ca fait un peu beaucoup pour la même soirée.
J’ai un cafard depuis ce matin…