Archives pourfévrier, 2005

Petite note vite fait en passant

Vendredi, après mon vidage de sac peut-être un peu trop cash, j’étais soulagée mais en même temps j’angoissais un peu à l’idée d’un éventuel coup de fil de Casper.
14h00: numéro privé sur mon portable. Inspiration. Expiration. Je décroche.
Son coup de fil dégouline de miel, de bons sentiments et d’hypocrisie consommée. Le remontage de bretelles a du être violent, 45 minutes de conversation à la suite (il part au ski 15 jours et donc je dois tout gérer pendant ce temps-là) c’est un record.
Je raccroche, beurk décidément je hais ce type.

Dans la série Je me prosterne devant sa sainteté, je vous présente mes excuses Monsieur pour votre brillante et visionnaire analyse de la situation rugbylistique.

Sinon dans la série Je m’offusque mais tout le monde s’en fout (et a plutôt raison si on réfléchit deux secondes) je tiens à crier au scandale pour la cérémonie des Césars.
Que L’esquive fasse un hold-up, très bien, ça fait les pieds aux Choristes, mais que 36 Quai des Orfèvres n’ait rien eu, là je trouve ça un peu injuste. Voire même franchement dégueulasse.

Juste pour voir …

Bon, se pinter la gueule au Gaillac 99 la veille de mon Entretien, c’était peut-être pas une bonne idée….
En même temps, le manque de sommeil m’a rendu euphorique toute la journée, une vraie pile électrique (et je suis sure que mes collègues auraient bien voulu trouver le bouton OFF au bout d’une heure de fredonnage de Made in Normandie)

Entretien avec le big boss. Comme c’est la coutume, je prends 3 mois fermes de plus.

Mais big-boss veut me faire passer la pillule avec la manière et sort une brosse à reluire de gros calibre. Et que les clients ils sont ravis de bosser avec moi, et que même le responsable du batiment kitchissime il a fait un scandale parce qu’il me voulait à temps plein et que c’était pas possible car je peux pas me couper en deux….

Je ne dis rien, j’attends et je ne regarde même pas le papier bien gentiment posé en double exemplaire près de moi.
Viens la question que j’attends: qu’est-ce que tu en penses toi? comment tu vois les choses? Est-ce que tout se passe bien?

Grande respiration. Et lachage intégral. Je parle, je parle et lui prend des notes (c’est le chef de Casper sur le projet Kitch).
Et il se marre en plus, rajoute des tiens ça m’étonne pas et décide de me changer de manager dit-relais (= celui qui fait les entretiens annuels etc)

Oh putain que ça soulageuhhhhhhhhhhhhhh.
Là j’ai pris le stylo et j’ai Lu et approuvé
Peut-être qu’après le remontage de bretelles big-bossien je vais enfin avoir mon planning, une explication formelle de ce que je suis censée faire et, bon là je suis un peu ambitieuse je pense, un bonjour ou, encore plus ambitieux, un merci.

Au feu les pompiers…

Casper, le manager fantôme (pour son charisme et sa présence sur le projet) a encore frappé.

Me convoquer pour une réunion à 8h ce matin déjà ça me fait mal (mon réveil a sonné à 5h30 et a failli mourir contre un mur)
L’apprendre au téléphone la veille au soir sur mon portable perso ça fait mal (X2)
Se pointer à cette réunion et percuter au bout de dix minutes que cela ne me concerne pas ça fait mal (X3)
A oui, bien sur, si ce petit con avait été là j’aurai pu essayer de le fusiller du regard mais bon, comme d’habitude, « il avait mieux à faire » (j’ai beau chercher je me demande ce que cette phrase veut dire)

Bref, une formidable journée de merde qui commençait mal, avec un après-midi rempli (je passe mon temps à éteindre des incendies ie réparer des errreurs de conception, toujours dans l’urgence, sinon c’est pas drôle, avec une caricature de comptable qui piaffe dans mon dos) (résultat impossible de faire le boulot de Casper que je suis censée faire aussi en plus) (ils ont peur que je m’ennuie je pense) et une petite réunion jusqu’à 21h au siège pour brasser du vent, faire semblant de prendre des notes et même pas avoir de cocktail après.

Jeudi, j’ai mon entretien de fin de période d’essai avec mon big-big-boss. Vu mon état de fatigue due en grosse partie au temps bousillé dans les transports (je perds mes cheveux par poignées et je pourrais caser le contenu de mon sac à main sous mes yeux), va pas falloir me titiller longtemps pour que je balance.
Surtout sur Casper, je rêve la nuit que je lui enfonce son nouveau téléphone portable, (celui qui sonne tout le temps car jamais éteint par Monsieur même pendant les réunions qu’il anime), dans le fondement, avec du gros sel et des éclats de verre.
Son putain de téléphone, son oreillette de gros beauf, ses lunettes d’intello branchouille de merde et sa grosse montre.
Au fond, à droite.
Avec mon poing dans sa gueule.
Ou ma lettre de démission tiens… j’adorerai voir sa tête (=ça le foutrait tellement dans la merde qu’il serait obligé de travailler)

Baptême

J’ai passé de longues semaines à apprendre, souvent dans des conditions difficiles, dans la fumée, le bruit et le glouglou de la tireuse, les techniques, le vocable et même les manoeuvres sournoises inhérents à ce sport compliqué à comprendre.
J’ai passé de longues après-midi à approcher les spécialistes, décrypter les mouvements de bras et loucher sur des cuisses plus-que-groââââr.

Pour compléter ma formation, samedi, excursion au stade Jean Bouin.
Première fois que je mets les pieds dans un tel endroit.

Règle n°1: le stade c’est masculin (à part les femmes de joueur, les femmes d’ultras et moi-même) et anti-glamour à mort. Il fait moins quinze degrés, le vent est super froid et même si j’avais honte en me regardant dans la glace en partant, je suis plutot contente de mes quatre couches, gant, écharpe et bonnet.
Règle n°2: le stade c’est mauvais pour les tympans. Le match ne commence que dans 20 minutes et les Lalalalala Life is Life me tapent sur les nerfs. On m’apprend que l’hymne retentit pour chaque essai du Stade. Bon, ok, je ne savais pas trop pour qui être mais maintenant je sais: Allez Béziers !
Première mi-temps : On réalise très vite que nous sommes assis quelques rangs sous une escouade de supporters. Drapeaux, cornes de brume, écharpes, manteaux et une mauvaise foi à toute épreuve.
Je me demandais sincèrement si la bêtise pouvait se perpétuer d’une génération sur l’autre.
J’ai un début de preuve: un père à écharpe, bedaine et écharpe intégrés, qui ne dit que « Allez le stadeuhh », « Plaque, plaque! » et « Mais il a de la merde dans les yeux cet arbitre! » fait un fils qui lui ne peut à 5 ans que hurler « Allez le stadeuhhh », « Mais ils vont le faire rentrer Dominici?! » et « Trop nul l’arbitre! ».
Mi-temps: Vin chaud. Miam! Au stand des Amis du stade vente du célèbre calendrier éponyme. J’ai beau comparer avec les photos des joueurs sur le programme, je n’en retrouve aucun. Scandale oui!
Deuxième mi-temps Béziers remonte, la famille supporter, remontée elle à la bière de la buvette, se lache toujours un peu plus, notamment contre le n°5 bitterois, un grand black avec des jambes waoww. On frole les attaques racistes, ouais non on y est en plein dedans en fait.
Une lueur d’espoir: quand le père hurle « Mais vas-y gros con d’arbitre! Sors le cet étranger! », le fils gueule « Et papa-euhhhh! après on ira manger un sandwitch au fromageuuuhhhhhh!! »
Fin du match Béziers est bien remonté mais pour un malheureux petit point il rate les 7 points d’écart et le point de bonif. On se les gèle pour retourner au métro mais c’était vraiment une chouette expérience.
Troisième mi-temps: debriefing avec mes profs. Verdict: je serai prête pour France – Galles au stade de France.
Ouff parce que cette fois entre Michalak, Yachvili et les autres, je reprendrai mon équipement de ski et des jumelles.

Radio #2

Mise à jour de la radio.

Parce que toute la musique que j’aime, elle vient de là et caetera…