Posté dans Outside le 19/02/2005 01:01 par Mnémo
Il est des soirs où le destin ne peut être contrarié.
Ouais, ça fait un peu Chateaubriand comme accroche mais bon, je m’explique.
Ce qui était prévu à 16h: soirée ciné avec deux copains, une bonne séance de larmes en perspective avec Mar Adentro, j’ai mes mouchoirs dans le sac, tout va bien se passer.
Très vite ça se transforme en plan loose: bloqués tous les trois au boulot, arrivée tardive et découragement maximal face à la queue devant le ciné à Odéon. On tourne un peu à la recherche d’un autre ciné mais c’est cuit pour cette séance.
Plan de secours: un pétage de bide au resto, cuisine méditerranéenne délicieuse mais serveur insupportable: maniéré comme une vieille folle, mielleux tendace obséquieuse avec une louche de ridicule (le mec qui prend l’accent du sud-est pour présenter les pastis, franchement on a eu du mal à rester sérieux).
Bref, je rentre chez moi, allume la télé, tombe sur Contre courants et ses documentaires fabuleux jusqu’au constat: je pleure comme une madeleine (à cause de l’histoire plus que touchante du Schindler anglais) et j’ai les yeux qui me brulent.
Beaucoup plus que d’habitude
Je me demande si c’est à cause du vinaigre balsamique… j’ai vraiment l’impression de pleurer de l’acide.
Oui oui, j’avoue pour la bouteille de vin, je prends ma pilule verte et je vais me coucher…
Posté dans Outside le 17/02/2005 11:43 par Mnémo
19h30 coup de fil sur mon portable, numéro inconnu.
Je laisse sonner, officiellement ma journée est finie.
Message sur le répondeur : en gros, une fille va bosser sur le projet où je suis intervenue quelques temps et vu qu’ils sont mous du genoux pour tout ce qui est accès, badge etc on a besoin des miens.
Moment d’angoisse: je ne savais pas à la base combien de temps je devais rester là-bas et donc j’ai appris du jour au lendemain que je n’y retournerai plus (forcément, la veille j’avais chargé à fond ma carte de cantine, loi de Murphy oblige).
Forcément, je ne suis pas sure d’avoir complètement purgé ma boite mail.
Et il doit frocément rester de petites merveilles de mauvaise foi et de trash incarnés, aux jolis noms évocateurs, blindés de private jokes qui, pour un lecteur néophyte, risquent d’atomiser ma crédibilité professionnelle.
Après brainstorming, je pense avoir effacé ceux où je disais que je commençais à en avoir marre de faire tapisserie devant des gros beaufs et un manager au charisme de Casper.
Mais je ne suis pas sure.
Donc demain, c’est quitte ou double. Le seul truc qui pourrait me sauver c’est que Casper est un homme, donc pas curieux et débordé de surcroit.
Mais bon, de toute manière, la nana aura ma boite mail et là c’est sur qu’elle ira fureter. Donc cette nana qui ne me connait pas et avec qui je serai forcément amenée à bosser va me prendre pour une sacrée tarée.
Putain pourvu qu’il en reste presque plus….
Note pour demain: vider mon Dossier Perso dans ma boîte pro
Posté dans Outside le 15/02/2005 11:35 par Mnémo
Diner en famille (de plus en plus rares et c’est pas gagné que la fréquence augmente)(bref)
Ma maman chérie me demande ce que j’ai fait aujourd’hui.
Je lui explique que j’ai été tranquille jusqu’à 14h30, signal du allez hop on déverse toutes les merdes depuis vendredi matin sur la boite mail de Mnémo
. Ces mecs sont joueurs et aiment me voir courir partout et taper sur mon clavier à toute vitesse (et pas pour envoyer des mails perso) (bref). Elle veut des détails.
Parfait je me lance et je lui explique que j’ai un soucis sur un programme qui passe nickel en développement mais qui refuse d’entrer dans une boucle (et donc de fonctionner correctement) quand je le transporte en pré-prod.
Silence.
Elle lève limite le doigt.
Grande inspiration de mon coté. Ok je tente une traduction.
Bon maman, imagine que tu as une petite voiture qui roule très bien sur le bout de parquet de ta chambre. Tu mets ensuite ta même petite voiture sur un parquet identique mais dans une pièce où la surface au sol est plus grande comme la salle à manger. Et là, tu as beau faire les mêmes gestes, la voiture refuse d’avancer. Et moi mon soucis c’est de trouver pourquoi ça marche pas et de réparer le programme. C’est clair là?
Air concentré puis reblanc.
Elle, en pesant soigneusement ses mots: Mnémo, je crois que je préfèrais quand tu faisais des mathématiques, j’avais l’impression de mieux comprendre
moi: Ah bon, tu avais compris mon histoire de fonctions de Lyapounov qui se comportaient comme des sortes de lézards ?
elle: Non je parlais de 2 + 2 = 4.
J’ai beau le savoir, son enthousiasme me trompe à chaque fois…
Posté dans Outside le 14/02/2005 10:42 par Mnémo
C’est fatal: quand on ne me donne rien à faire, je m’ennuie.
Quand je m’ennuie trop je pète un cable, c’est mathématique.
Aujourd’hui arrivée à 9h.
Boite à mail quasi-vide
10h15: toujours rien à faire, déjà 2 cafés-clopes.
10h35: je mets mon manteau, et hop dans le rer direction Paris. Retour à 12h45.
13h30 déjeuner avec l’équipe.
C’est formidable, aucune question, aucune réflexion, en fait je pense sincèrement que personne n’a rien remarqué.
(bon, j’avais une bonne excuse mais la prochaine fois je pense que je pourrais aller faire du shopping; c’est vraiment un bonheur d’être livrée à soi-même ascendant transparente)
Putain, vivement la semaine prochaine…
Posté dans Outside le 14/02/2005 12:19 par Mnémo
Tout le monde critique la Saint Valentin.
C’est commercial, ça engraisse les vendeurs de fleurs et de chocolats, c’est artificiel, blablabla blablabla …
Cette année j’ai deux alternatives: soit je dis que j’adoooorerais avoir moi aussi un valentin pour échanger des chocolats et autres fluides buccaux, et donc on en déduira que je suis une cruche en voie de Bridgetjonesisation, soit je dis que blablabla St Valentin de merdeuuh et on en déduira que, pauvre petite chose toute seule, c’est la seule ligne de pensée compatible avec un semblant d’amour-propre.
Ouais bon… vivement mercredi, parce que j’aurais passé la journée du tu fais quoi ce soir/tu offres quoi/ que sais-je encore
, celle du Alors c’était bien?
et que le soir ce sera dîner gastronomique. Na!