Jeudi soir génial, une vraie soirée Pétasses avec japonais livré, champagne et téquila, la 6 en fond pour se moquer, des conversations 100% filles et des cadeaux pour la malheureuse qui part s’exiler en Angleterre.
Vendredi pourri: je déteste être bloquée dans mon boulot par 4 vieilles peaux feignantes et procédurières, à qui j’ai du expliquer pendant 30 minutes qu’un compte bancaire en euro bah fallait le paramétrer en euro. Ca a pris des proportions hallucinantes, Casper s’énerve et alleluia elles cedent. N’empêche, il est 16h30 et moi j’en ai pour presque 4h de tests (que j’aurais pu étaler tranquille sur toute la semaine si elles avaient daigné brancher leur cerveau 10 minutes)
Le soir, j’étais censée retrouver un « vieux » pote, vivant à Londres, et qui vient passer quelques jours à Paris. Je quitte le boulot à 19h45 (en ayant réquisitionné 3 ordis passés 18h30 pour gagner du temps) et toujours pas de nouvelles. Qu’il aille se faire foutre, je ne vais pas attendre encore une plombe devant mon téléphone, surtout après une journée pareille.
J’appelle des copains qui prennent l’apéro à Bastille. Sur le chemin, je change d’avis, aucune envie de bruit et de fumée. J’arrive à en convaincre deux, rendez-vous devant le cinéma à St Emilion pour choper in extremis le début de la séance.
De battre mon coeur s’est arrêté, littéralement.
Après seulement, j’étais motivée pour un petit verre, beaucoup de bruit et de fumée.
Je n’ai pas une grande culture musicale mais dans mon imaginaire, un pianiste c’est calme et serein, les mains volant gracieusement sur les touches avec un air grave en toute circonstance. Romain Duris, avec le cadrage, j’avais l’impression qu’il était en plein acte sexuel. N’empêche, le film est bon, très bon même et merci Romain pour les beaux rêves que j’ai faits la nuit dernière.
Samedi: j’ai ressorti mes lunettes de soleil, acheté quelques bouquins et autres babioles (hors ballerines / sac à main/ écharpe, promis j’arrête ma collection pour l’instant) et pris mon premier café crème en terrasse (avec la Tête en l’Air qui s’était bien trompé de jour). Waow il est temps !!
Dimanche: j’ai prouvé que dans une vie antérieure j’étais bien une larve. Du lit au fauteuil, du fauteuil à la table de la salle à manger, etc. J’ai regardé le Village et j’ai honte de l’avouer j’ai encore peur.
J’espère vraiment re-rêver cette nuit de Romain Duris jouant du piano sur moi plutôt que de Sigourney Weaver…