Archives pourmars, 2005

Je veux le même !!

Amis du MIT commercialisez cette fabuleuse idée et vite s’il-vous-plait-à-genoux:

LONDRES (Reuters) – Des scientifiques américains du MIT (Massachusetts Institute of Technology) ont inventé un réveille-matin capable de faire bondir du lit le plus récalcitrant des dormeurs.
Une fois actionné le bouton d’interruption de la sonnerie, l’appareil, baptisé Clocky et muni de roues, tombe de la table et se met à rouler vers un autre coin de la pièce.
« Quand le réveil sonne de nouveau, retrouver Clocky est si fastidieux que même le plus gros des dormeurs n’a pas envie d’aller se recoucher », rapporte mardi la revue New Scientist.

Signé: une handicapée du réveil

Tchi Tchaaaa

Bon, niveau dates, mon cinéma et moi on a des problèmes: la semaine dernière je me suis pointée devant un ciné vide et 3 jours plus tard j’ai reçu un erratum de sa part: la séance est le 22 mars en fait.

Ce soir j’ai donc été voir en avant-première Million Dollar Baby.

Je suis notoirement reputée pour mes gouts de merde en matière de ciné. En forçant un peu le trait: fan des films de Ben Stiller, allergique aux Choristes, aux longs dimanches de fiancailles et autres Rois et Reines.
Je dois être une nana compliquée, je ne sais pas si j’ai aimé en fait. Pas la peine de développer (parce que sinon pour me justifier je risque de déflorer l’histoire), juste l’impression désagréable d’avoir au début suivi bien gentiment les flèches et puis tout d’un coup hop sortie de piste, plus du tout dans le film (qui est un peu long en plus).

Sortie du cinéma, échange d’impressions avec ma Maman Chérie et constat. Dans le film, une scène émouvante où Clint cause avec un prêtre. Le seul truc qu’on a retenu de la scène: Clint, ce bloc de testostérone et d’émotion un peu refoulée- parce- que- tu- vois- chez- un- homme- ça- se- fait- pas porte des chaussettes blanches et un pantalon feu de plancher.

Un mythe de plus qui s’effondre… et confirmation: les névroses maternelles sont contagieuses.

Radio# 5

Il y a trois sortes de gens dans le monde : ceux qui ne supportent pas Picasso, ceux qui ne supportent pas Raphaël et ceux qui n’ont jamais entendu parler ni de l’un ni de l’autre.

Bon, c’est pas le même mais ça ressemble au teaser du siècle.
Et oui, je suis au courant, le dernier album vient de sortir…
j’attends qu’on me l’offre
ou pas en fait…

Pas vivement lundi

Jeudi soir génial, une vraie soirée Pétasses avec japonais livré, champagne et téquila, la 6 en fond pour se moquer, des conversations 100% filles et des cadeaux pour la malheureuse qui part s’exiler en Angleterre.

Vendredi pourri: je déteste être bloquée dans mon boulot par 4 vieilles peaux feignantes et procédurières, à qui j’ai du expliquer pendant 30 minutes qu’un compte bancaire en euro bah fallait le paramétrer en euro. Ca a pris des proportions hallucinantes, Casper s’énerve et alleluia elles cedent. N’empêche, il est 16h30 et moi j’en ai pour presque 4h de tests (que j’aurais pu étaler tranquille sur toute la semaine si elles avaient daigné brancher leur cerveau 10 minutes)
Le soir, j’étais censée retrouver un « vieux » pote, vivant à Londres, et qui vient passer quelques jours à Paris. Je quitte le boulot à 19h45 (en ayant réquisitionné 3 ordis passés 18h30 pour gagner du temps) et toujours pas de nouvelles. Qu’il aille se faire foutre, je ne vais pas attendre encore une plombe devant mon téléphone, surtout après une journée pareille.
J’appelle des copains qui prennent l’apéro à Bastille. Sur le chemin, je change d’avis, aucune envie de bruit et de fumée. J’arrive à en convaincre deux, rendez-vous devant le cinéma à St Emilion pour choper in extremis le début de la séance.

De battre mon coeur s’est arrêté, littéralement.
Après seulement, j’étais motivée pour un petit verre, beaucoup de bruit et de fumée.
Je n’ai pas une grande culture musicale mais dans mon imaginaire, un pianiste c’est calme et serein, les mains volant gracieusement sur les touches avec un air grave en toute circonstance. Romain Duris, avec le cadrage, j’avais l’impression qu’il était en plein acte sexuel. N’empêche, le film est bon, très bon même et merci Romain pour les beaux rêves que j’ai faits la nuit dernière.

Samedi: j’ai ressorti mes lunettes de soleil, acheté quelques bouquins et autres babioles (hors ballerines / sac à main/ écharpe, promis j’arrête ma collection pour l’instant) et pris mon premier café crème en terrasse (avec la Tête en l’Air qui s’était bien trompé de jour). Waow il est temps !!

Dimanche: j’ai prouvé que dans une vie antérieure j’étais bien une larve. Du lit au fauteuil, du fauteuil à la table de la salle à manger, etc. J’ai regardé le Village et j’ai honte de l’avouer j’ai encore peur.
J’espère vraiment re-rêver cette nuit de Romain Duris jouant du piano sur moi plutôt que de Sigourney Weaver…

Quand ça veut pas…

Mercredi soir, j’ai eu beau me coucher un peu faite, je suis persuadée d’avoir mis mon réveil. J’ai mis mon réveil tout court.

Jeudi matin, j’ouvre un oeil, regarde furtivement le-dit radio-réveil et me trouve pas mal réveillée pour 4h53.
La situation devient surréaliste quand mon téléphone se met à sonner.
Je me lève, décroche et là le drame: il est 9h58.
J’ai une réunion prévue à 9h30 euh j’avais une réunion, une deuxième réunion à 14h et un développeur que je suis censée encadrer activement toute la journée.

Bon c’est la merde. J’ai une montée d’adré, lui explique ce qu’il doit faire, saute dans mes fringues, fait mon sac pour le lendemain (que j’aurais du faire la veille mais bon…). Le téléphone resonne, je décroche toute speed et merde bordel de merde c’est mon manager chéri. Je lui explique la situation et hop je décolle.

Arrivée à mon bureau: 12h00. Ahem ahem… Bon j’épure à toute vitesse ma boite mail tout en briefant le développeur (que j’ai appelé 4 fois pendant mon trajet).
12h45. Le Barbu rentre de réunion et veut aller déjeuner. Moi je comptais rattraper un peu de temps perdu mais il insiste pour « que je lève la tête du guidon et que j’aille avec eux ». Comme je me vois difficilement lui avouer que j’arrive à l’instant je les suis…
14h00-16h30: réunion où je n’ai servi à rien
17h00-17h10: pause gouter.
18h00: le dévelopeur a fini, ça marche, youpi enfin!, j’ai des courses à faire (pour ma soirée) donc cassos.

Bilan: 2h de boulot.
La crédibilité professionnelle c’est comme l’amour propre ça sert uniquement à être foulé aux pieds.