Du bonheur d’etre indispensable …

Vendredi: ambiance électrique au boulot, on lance enfin l’usine à gaz sur laquelle on bosse depuis deux mois et le verdict est immédiat = ça part mal.

Lundi: l’effet week-end joue, on est tous optimiste mais bon on déchante très vite à 14h.
En gros on n’en est qu’aux trucs de taille moyenne et ça prend 1h de calcul. Pire, à 1h01 magnifique short dump => les calculs de plus d’une heure sont interdits.
Ahem.
Forcément, vu les gros calculs de la fin on commence à avoir super peur.

Mardi: au boulot à 8h pour exploiter toute la cpu possible, 1er café et 1ères déceptions.
Suite de coups de fil avec Pierre, Paul et Jacques pour savoir quoi faire.
A 14h on m’apprend que je vais peut-être avoir l’autorisation de passer la nuit sur site pour lancer les calculs. Mais ouais bien sur tiens!
A 15h c’est plus la peine. Je suis presque déçue, les lancements se font dans le bureau et en présence de mon Contrôleur de gestion préféré. Oui presque!
A 16h ré-évocation d’une nuit « Au bureau, tous les deux, lançons de gros calculs en mangeant des pizzas »
A 16h30 le « oui on a fait une erreur sur le sizing machine » est enfin prononcé (et nous on y était pour rien)
Abandon définitif de la nuit « Romantisme et geekisme ».
Limite abandon du projet.
A 17h je finis la boîte de truffes au chocolat (cadeau de mes comptables pour services rendus). Avec un café serré parce que mine de rien je commence à fatiguer moi.
A 17h30 nouveau conciliabule dit « Réunion de crise de fin d’après-midi ».
A 18h j’entends un « Mnémo tu sais » qui me fait froid dans le dos. Ce n’est que mon Contrôleur de gestion qui m’annonce que les duvets, le feu de camp, la guitare et les chansons pour le Dieu Informatique ce sera une autre fois. « A regret ». Sisi il l’a même répété deux fois.
A 18h30 je tente un départ furtif. Perdu on me rattrape dans le couloir car mon téléphone sonne. Fausse alerte, je profite d’un moment de flou et zou je pars.

Mercredi: petit dej en très agréable compagnie (Ghis + Contrôleur de gestion + l’ordinateur)
OK à 7h15 mais bon …
au moins cette nuit j’aurai mon lit!

3 Commentaires

  1. Magrat:

    Je suis désolée vraiment, mais « les duvets, le feu de camp, la guitare et les chansons pour le Dieu Informatique » Mouahahahahahaahah § Je t’entend parler dans cette phrase, c’est terrible…!!

  2. Jojo Lapin Le Roi des Malins:

    Tu sais, un plafond de bureau, vu du duvet dans lequel on se trouve allongé, après avoir réchauffé et mangé une boite de cassoulet (avec plein de haricots comme les cow-boys), ça laisse vraiment des souvenirs. T’aurais du essayer! Pour la machine, plutôt que d’en prendre une plus grosse, y’a un truc super à faire: le downsizing des calculs. Remplace toutes les multiplications par des additions. Tu verras ça ira plus vite! :-)

  3. Hobiecat:

    En même temps, venir au boulot de « très » bonne heure, ça permet de s’organiser une petite pause sur les coups de 9h, en prévoyant la baguette encore chaude, le petit truc à beurrer adapté et une petite goutte de jus de raisin alccolisé de derrière les fagots, et là c’est le bonheur ! ;-)

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