Archives pourjuin, 2006

Paris je t’aime

Paris je t’aime c’est 18 courts métrages qui ont lieu à et avec Paris.

Pour profiter de ces 2h de mélo évitez l’UGC des Gobelins qui concentre à lui seul tous les spécimens de la famille Gros-cons-au-cinéma: le petit couple qui téléphone pendant les pubs et envoie des textos pendant le film, les trentenaires qui ont décrété qu’ils seraient assis au 6ème rang presque au mileu et qui font décaler tout le monde (alors que la salle est quasi-vide) pour pouvoir se galocher bruyamment juste à ma gauche (oui c’est toujours moi la pauvre pomme qui doit se décaler), la voisine de droite qui s’est visiblement trompée de film, qui s’ennuie, passe son temps à soupirer et me colle sa montre qui fait tictic dans l’oreille, les mangeurs de pop-corn bouche ouverte, les gens de derrière qui parlent pendant le film (je leur ai demandé de la fermer, ils ont continué à chuchotter en allemand et j’étais pas mécontente de sortir un petit « Entschuldigung könnten Sie bitte Ihre Schlampe fragen, seine Fresse zu halten? Danke sehr » )
Bref.
Paris je t’aime certes mais pas à l’UGC des Gobelins.

En même temps, Paris je t’aime oui, mais pas dans une salle à Paris, parce qu’à chaque plan chacun guette où ça peut être et se croit super malin de le répéter à son voisin.
Est-ce que je me la raconte parce qu’on voit ma rue, ma pharmacie et le cabinet médical de ma généraliste? Non. Alors reconnaître le Sacré Coeur c’est bon, ça mérite pas une médaille.

En même temps, hors de Paris ça doit être pareil.
Je me demande si c’est pas pire même, vu que ceux qui reconnaissent sont moins nombreux.
Soit ils étalent leur science, soit ceux qui ne reconnaissent pas mais qui constatent que le voisin connaît (désolée, je sens que je suis dure à suivre) leur demandent et ceux qui savent en rajoutent une couche.

Bref.
Je suis un peu énervée parce qu’on m’a gaché le film.
18 histoires.
Certaines sans aucun intérêt, malgré le cadre exceptionnel.
Et d’autres qu’on n’a pas envie de voir s’arrêter.
Boule dans le ventre pour ce qu’on voit à l’écran.
Boule dans le ventre pour la superposition dans le même cadre de la fiction avec ma réalité, mes souvenirs, mes histoires.

Générique.
Rentrer à pied.
21h40, au mois de juin, descendre vers la Seine avec le jour qui tombe doucement.
Paris je t’aime !

Et pas seulement parce que le Monop ferme à 22h!

Week-end?

Ce midi, grand déjeuner avec les « forces vives » du projet: et oui, ça fait un an qu’on est sur place et mise à part un dernier petit bout qui devrait nous occuper jusqu’à octobre(?) le gros du projet (faire découvrir le merveilleux progiciel allemand à près de 200 utilisateurs) est dernière nous.
Rdvous dans le restau des directeurs et son buffet supra classe avec les grands chefs et les membres des deux services que je cotoie au quotidien.
Petit discours apéritif.
Grosse crise de rire nerveux: le grand chef se lance dans un délire rhétorique sur le boulot magnifique de notre équipe avec une mention spéciale pour 3 jeunes femmes.
Et là c’est le drame: il me regarde droit dans les yeux, se lance dans un compliment qui m’a l’air sans fin (je suis à ce stade cramoisie tendance « un trou de souris? je fonce dedans! ») et conclut sur un magnifique Brenda.

Je suis maudite.

Bon, je m’en suis remise à grandes rasades de Chateau Machin 2001 et j’ai passé un après-midi délicieux car fortement improductif.
Ma réputation de jeune fille sage, prude et innocente vient encore d’en prendre un coup.
Ah on me dit dans mon oreillette que c’est mort depuis longtemps…

Place des grands hommes

Vendredi j’étais pleine d’a priori, tant sur les participants que sur le déroulement de la soirée.
Bon, en fait c’était sympa.
Oui, si je creuse pas trop, c’était sympa: mes profs de maths et de physique de l’ »époque » qui nous regardent avec tendresse, « ils ont grandi les pioupious », les crises de rire sur Tourette notre prof de chimie, le resto thai etc.

19h30, rdvous dans un bar du marais, j’essaie sans succès de tutoyer les profs (vilaines habitudes) malgré les bises.
L’investigateur de cette soirée, mon copain de l’époque qui a toujours mal encaissé quoi d’ailleurs?, me dit bonsoir mais ne me parlera plus de la soirée (on s’est retrouvés cote à cote au resto c’est dire la perf).
Arrivent tous les autres, embrassades, « t’as pas changé », « tu fais quoi alors en ce moment? » etc
Même si ça ne fait « que » 6 ans on est en plein dans le clip et j’attends de voir débarquer Patriiiiiiick à notre table.
Très vite, deux clans se forment: le public d’un coté, le privé de l’autre.
J’ai un peu honte de l’écrire mais c’était un peu ça: 8 agrégés et futurs profs ou thésards, 8 pourris de capitalistes mangeurs d’enfants et les deux profs au mileu.

21h on arrive au resto, les groupes se mélangent (mais bon, tant qu’à faire je reste près de mes copines J et S que je vois toujours depuis la prépa)
C’est marrant, moi j’aime bien mon boulot mais on(*) m’a fait comprendre que j’avais le job le plus naze du monde. Par contre, les thèses de physique atomique sur des atomes qui avancent au ralenti ça oui c’est bien.
Heureusement les nouilles sautées aux crevettes étaient top.
Et on(*) a eu raison de sauter sur la serveuse pour commander d’autorité 4 bouteilles de vin parce que le « une carafe d’eau » c’était pas possible.
Minuit, on quitte le resto.
Les profs ont cours le lendemain et nous laissent. On(*) propose d’aller boire un verre à coté mais c’est la désertion générale, et que je dois préparer mon déménagement de dans 3 semaines, et que je suis fatigué après mes 10h de cours dans la semaine etc.
Résultat: on est plus que 9 à aller boire un dernier verre.
Une heure plus tard, il ne reste plus que les trois filles: J (gestion de prod dans un groupe pétrolier avec horaires de malade), S (responsable logistique avec 2ble charge de travail suite au congé maternité de sa chef) et moi (ok, en ce moment j’ai limite des horaires de fonctionnaire).
Même pas 25 ans…

Spécial pour Vince: 1 demi de blanche, 3 verres de vin et 2 mojitos sur une période de 6h.
Super raisonnable, non?
En même temps, si j’avais vraiment picolé, je crois que la situation somme toute plutôt déprimante aurait réussi à me faire un vrai bad trip…

Petit jeu bonus: à qui se rapporte les « on » ?

Drame

On croit que ça n’arrive qu’aux autres.
On suit scupuleusement les recommandations des spécialistes, allongé sur le ventre ou sur le dos selon les époques.
Pour nous c’est le plus beau, le plus intelligent et on a tellement attendu pour l’avoir que le plus dur semble derrière soi.
La preuve, on n’arrête pas de le couver du regard.

Et là c’est le drame.
Mort subite du nourisson.
Impossible de le rallumer, de le reseter, il est mort de chez mort.

4 jours seulement c’était trop court.
R.I.P Palminou 1er…

Parenthèse: ils vont m’entendre demain à la fn*c…

Youpi

Mon adorable glandu de petit frère en khagne passait des concours pour l’ens, le celsa et des écoles de commerce.
Les résultats d’admissibilité tombent toutes les semaines en ce moment.
Il est admissible partout pour l’instant (et dans des proutprout top du top supra chères)(manque plus que l’ens).
En plus, suite à un « problème informatique », toutes les notes sont consultables (à la place du laconique Admissible Oui/Non): entre 16 et 18 pour tous les gros coeff, waowwwww!
Je dirai même plus: waowwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww!

A part ça?
J’ai trouvé le nid de reproduction des moustiques mutants de Paris: à coté de chez moi.
Ils m’ont dévorée les salauds!
Maintenant que j’ai mon diffuseur électrique catch anti trucs-mutants-qui-volent on va voir qui va faire bzzzbzzzz à mon oreille …