Paris je t’aime
Posté dans Outside le 26/06/2006 10:56 par MnémoParis je t’aime c’est 18 courts métrages qui ont lieu à et avec Paris.
Pour profiter de ces 2h de mélo évitez l’UGC des Gobelins qui concentre à lui seul tous les spécimens de la famille Gros-cons-au-cinéma: le petit couple qui téléphone pendant les pubs et envoie des textos pendant le film, les trentenaires qui ont décrété qu’ils seraient assis au 6ème rang presque au mileu et qui font décaler tout le monde (alors que la salle est quasi-vide) pour pouvoir se galocher bruyamment juste à ma gauche (oui c’est toujours moi la pauvre pomme qui doit se décaler), la voisine de droite qui s’est visiblement trompée de film, qui s’ennuie, passe son temps à soupirer et me colle sa montre qui fait tictic dans l’oreille, les mangeurs de pop-corn bouche ouverte, les gens de derrière qui parlent pendant le film (je leur ai demandé de la fermer, ils ont continué à chuchotter en allemand et j’étais pas mécontente de sortir un petit « Entschuldigung könnten Sie bitte Ihre Schlampe fragen, seine Fresse zu halten? Danke sehr » )
Bref.
Paris je t’aime certes mais pas à l’UGC des Gobelins.
En même temps, Paris je t’aime oui, mais pas dans une salle à Paris, parce qu’à chaque plan chacun guette où ça peut être et se croit super malin de le répéter à son voisin.
Est-ce que je me la raconte parce qu’on voit ma rue, ma pharmacie et le cabinet médical de ma généraliste? Non. Alors reconnaître le Sacré Coeur c’est bon, ça mérite pas une médaille.
En même temps, hors de Paris ça doit être pareil.
Je me demande si c’est pas pire même, vu que ceux qui reconnaissent sont moins nombreux.
Soit ils étalent leur science, soit ceux qui ne reconnaissent pas mais qui constatent que le voisin connaît (désolée, je sens que je suis dure à suivre) leur demandent et ceux qui savent en rajoutent une couche.
Bref.
Je suis un peu énervée parce qu’on m’a gaché le film.
18 histoires.
Certaines sans aucun intérêt, malgré le cadre exceptionnel.
Et d’autres qu’on n’a pas envie de voir s’arrêter.
Boule dans le ventre pour ce qu’on voit à l’écran.
Boule dans le ventre pour la superposition dans le même cadre de la fiction avec ma réalité, mes souvenirs, mes histoires.
Générique.
Rentrer à pied.
21h40, au mois de juin, descendre vers la Seine avec le jour qui tombe doucement.
Paris je t’aime !
Et pas seulement parce que le Monop ferme à 22h!

