Archives pouravril, 2007

Vis ma vie

Certains jours, l’expression « mieux vaut en rire qu’en pleurer » s’applique.
Avec une putain de force.
Ce matin, retour à Bout-du-monde-en-Yvelines.
Je me pointe à l’accueil, donne le nom du mec que j’ai vu la semaine dernière (une journée nulle certes mais bon, je savais pas encore que ça pourrait être pire).
Ohoh ça commence super bien, il est en vacances.
(tsss tsss non je ne serai pas mauvaise langue en me demandant pourquoi il m’avait donné rdvous aujourd’hui)
Bon, sa collègue descend (au bout de 25 minutes), me ramène au bureau de son collègue pas là, me sort un ordi portable, vérifie qu’il s’allume et part en me disant un « je suis en workshop toute la journée ».
Heureusement que j’avais noté les différents codes de l’autre la semaine dernière.

Et voilà, je n’ai plus ouvert la bouche de la journée ensuite.
Je devais faire de la doc. J’ai pondu 126 pages aujourd’hui donc la mission est quasi-atteinte.
En même temps, vu que personne ne va la relire j’ai bien l’impression de ne servir à rien…
Personne n’est venu me voir.
Bon, en fait c’est pire, j’étais dans un open-space alors les gens me voyaient. Personne ne m’a adressé la parole plutôt.
Comme l’accueil m’a filé un badge en papier, impossible de passer les sas même pour aller aux toilettes.
Comme c’est au milieu de nulle part et que je suis venue en transports en commun (et que si je sortais je ne pouvais plus rentrer), pas de déjeuner (la semaine dernière on avait été dans une cafétaria Lec* avec le monsieur pas là) (et c’était dégueu).
Après près de 9h sans avoir levé mes fesses de mon fauteuil j’ai décrété que j’allais rentrer.
Problème: que faire de l’ordinateur?
J’appelle la dame du matin, encore plus aimable, qui me dit de le remettre dans le placard derrière moi, et enchaîne par un « je ne serai pas là demain. »
moi « ah? et je fais comment moi demain? »
elle « je ne sais pas. (pensé très fort: et je m’en fous pas mal) »
Ahlala vivement demain.
Heureusement, je n’y mettrais plus les pieds (et s’ils font la moindre conneries sur leurs process X, Y et Z dont j’ai fait des modes op supra détaillés je passe la compta au lance-flammes)

Je jetterai un voile pudique sur le taxi qui m’a tellement pas vue que j’ai du lui courir après et le retour en rer en panne; c’est vrai qu’un petit Le lion est mort ce soir à l’harmonica par un sdf bourré ça ensoleille toute fin de journée.
Ou pas.

J’ai honte mais je compense.
Passée au Monop pour acheter à manger pour demain (humm de l’eau et 62g de biscuit tout chelou qui est censé représenter un vrai repas) j’ai craqué sur les chips et le surimi.
Et avec un bain de pied et la dernière bière du frigo je me répète « Mieux vaut rire que pleurer » enfin plutôt « Crrrrux vaut crrrrrire que pleucrrrrrer »

Ahah

Vive la communication!
Vive la gestion de ressources!
Vive le leadership!
Je suis donc finalement sur 2 projets en même temps (note pour cette année: demander une formation d’ubiquité) !!

Petit extrait de situation ubuesque:
Jeudi 14h: j’appelle le client du projet A pour savoir si je peux faire l’affaire. On reste 25 minutes au téléphone, simulation de Questions pour une championne et visiblement c’est le cas vu que j’ai rdvous le lendemain à 9h dans le fin fond des Yvelines.
Jeudi 16h: le big boss vient me confirmer que je pars sur le projet B (proche de Paris mais pas dans ma spécialité). Je lui parle du projet A, haussement de sourcils.
Vendredi matin: je suis donc sur le projet B pour lequel une personne est attendue depuis pfioulala mais bon c’est une attente théorique vu que rien n’est prévu d’un point de vue logistique cad pas de badge, de carte de cantine, d’ordinateur et dans un immeuble où il faut badger même pour aller pisser c’est pénible.
Vendredi matin 10h: le client du projet A me demande si je suis perdue.

Ahahaha …

On ne reparle pas de l’Angleterre pour l’instant mais bon la semaine n’a pas encore commencé…

And the winner is

Mardi j’ai retrouvé le boulot.
Je savais qu’ils déménageaient la semaine où je roucoulais à Malte (pas l’adresse, juste les différentes directions à tous les étages) mais bon quand même j’ai eu un choc.
Et j’étais toute perdue, cherchant désespérément le bureau dans lequel je devais aller, puis vu qu’il était blindé, un endroit où me poser.
Ordi allumé, cable réseau enfoncé, alimentation branchée, tictictictic le mot de passe, quelques secondes d’attente, je m’installe confortablement et hop je n’ai plus rien à faire.
Avec une majuscule même Rien.

Le grand jeu de mes différents chefs (à plusieurs niveaux) est « mais où placer Mnémo? »
Ce qui est drôle, c’est qu’ils défilent tous les uns après les autres, l’oeil malicieux du « je suis ton sauveur » pour s’assoir à coté de moi et me sortir le rassurant : »On a un truc qui va tomber ».

Comme j’ai zéro chance (remember les automobilistes fous et les bretons perdus) j’entends des trucs bizarre (et je révise ma géo):

  • * Rennes (ah non eh!)
  • * Bourges (aaaaaaaaaaaaah non eeeeeeeeeeeeeeh)
  • * un site limite entre les Yvelines et la Normandie.
  • * un truc dans Paris mais pour lequel je n’ai aucune qualification
  • * une tonne de trucs sans intérêt
  • * et et et
  • * une mission dans un charmant village du Staffordshire en Angleterre !!

Je sais plus si je dois rire ou pleurer là…
ou partir.

Merhba

Bon, remerciez-moi les parisiens parce que je vous ramène le soleil (ou comment glisser mine de rien que la météo a été comparable au temps de ce dimanche à Paris mais en mieux).

Plus sérieusement, parce que j’avoue je suis naze, si je devais résumer Malte en 5 points en vrac:

  1. Malte c’est un peu comme être dans un film italien doublé en anglais: décors napolitains et cabines téléphoniques rouges, bocci et tea time, pizzas et conduite à gauche
  2. à Malte chaque chauffeur a son bus et c’est une compétition de tuning à tous les coins de rue. Petite pensée émue pour Massimo du bus 58 et ses « Sexy eyes » (écrit sur le rétro conducteur) qui « don’t care what people say! » (sur le pare-brise) et prie la vierge et tous les clubs de foot d’Italie.
  3. à Malte ils conduisent à gauche en théorie. Mais bon, les routes sont en tellement mauvais état (sauf exceptions) et certains chemins laissent à peine passer en largeur une voiture sans les rétros alors on s’en rend pas trop compte (sauf quand on se perd dans la vieille ville citadelle de Victoria) (là on perd 2 litres d’eau)
  4. à Malte il n’y a pas d’eau douce: l’eau du robinet est dégueulasse (=eau de mer dessalée) et plus chère que la bière (je n’en dirai pas plus mais la jeunesse locale m’a filé un putain de coup de vieux)
  5. partir à Malte hors saison ça permet de n’attendre nulle part, et même dans les restos vides à la déco limite j’étais bien.

Galerie mise à jour, retour au boulot mardi, une agréable journée de glandouille en perspective…