Miss Millepattes

Il est écrit quelque part que je paierai par où j’ai pêché.
Et bien gagné je morfle.

L’année dernière, je les ai vues, je les aimées tout de suite et je les ai portées. Le plus possible. Presque tous les jours.
Bilan, force est de constater que mes bottes cavalières Jonak sont désormais toutes usées, pourraves, limite j’ai honte de les mettre pour aller bosser.
Alors, depuis le début des soldes, je n’ai qu’une idée en tête: leur trouver des remplaçantes.
Et ce fut un échec. La quête de la botte cavalière noire toute simple se soldait par un échec.

Et puis ce week-end le coup de bol: pas trop chères, noires et rigides, dans ma pointure. Je les essaie et hop 10 min plus tard elles sont à moi.
Forcément ce matin je suis toute contente de les étrenner pour aller bosser.

9h05 – Gare de Lyon: tiens ça me picote sur l’arrière du pied.
9h20 – Auber (oui le matin ça roule pas bien): ah non, en fait ça me picote à l’arrière des deux pieds.
9h45 – parvis de la Défense: oh putain des escaliers! ouille! tiens et si je marche en canard/ sur la pointe des pieds /en trainant les pieds ça fait moins mal? Ah non, que dalle, je pleurerai bien là si ça pouvait faire qqchose.
Toute la matinée: j’ai maleuhhhhhhhhhhhhh. Même assise, même sans bouger.
Pause déjeuner: alleluia je vais pouvoir changer de chaussures!
Enfin si j’arrive aux 4 temps parce que là, avec ma vitesse de croisière de 10 mètres / min c’est pas gagné.
13h45- ayé un magasin! vite la nouvelle collection! Je veux du souple, très très très souple et … bredouille.
3ème magasin = le bon. J’enlève enfin mes bottes.
Ah ouais: les mi-bas défoncés, 4 ampoules crevées de la taille d’une pièce de 1 euro, la vendeuse hallucine.
75 euros quand même la paire de dépannage. Les boules. Et en plus je suis à la bourre. Passage express à la caisse, décollage des étiquettes et zou en route
13h55 – arrêt à la pharmacie et achat d’un mètre de sparadrap.
Cette fois je rentre !
Enfin j’essaie.
C’est marrant ça me serre à l’avant du pied.
Et ça picote à l’avant des deux pieds.
Oh putain, je suis à 100m de mon boulot et je re-souffre le martyre, cette fois à l’avant du pied.
Bon, je garde espoir qu’avec les pansements ça ira mieux. Mais non.
L’après-midi a été sans fin, le retour vers le rer aussi long qu’un livre de Paolo Coelho, les courses annulées (parce qu’il fallait marcher 500 mètres de plus) et j’ai failli pleurer de joie en enlevant mes nouvelles ballerines pas confortables qui m’ont couté un rein.
Verdict: 4 ampoules de plus à l’avant.

Demain je vais bosser en baskets. Ou en tongs.
Ou sur les mains.

4 Commentaires

  1. dpc:

    Waw, alors là j’hallucine. On t’a jeté une malédiction du pied ou bien ? Tu as des ennemis en ce moment ? Est-ce que quelqu’un t’a demandé une rognure d’ongle pour agrémenter une poupée confectionnée à ton effigie ?? Si oui méfiotte.

  2. Mnémo:

    Mon sèche-cheveux tout neuf (acheté le 16 janvier) vient de rendre l’âme ce matin en plus… je crois qu’il faut que je me méfie là!

  3. Magrat:

    Ah. Zut, moi qui voulais t’inviter à un marathon ce week-end, je suis super deçue … :(

    :D

  4. Eulalie:

    Oh lala oh lala oh lala. Devrait y’avoir des arrêts de travail pour ce type de douleur là. Arc en ciel de Compeed sur toi.

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