Archives pouroctobre, 2008

Désolée

Dimanche fin d’aprem, conversation sur skype avec mes parents:

- « Salut ma bichounette, qu’est-ce que tu fais ?
- Je finis mon grand ménage. C’est nickel, on pourrait manger par terre. J’ai fait de la couture, du tri dans mes médocs etc etc etc

- Oula! Tu vas nous faire changer le temps toi!

- Ah oui, et j’ai été au marché, à vélo, et là j’ai une soupe maison courgettes/kiri qui mijote.

- Oula! Tu es bizarre, tu dois couver quelque chose toi! « 

Bon, force est de constater que je suis malade, avec mon nez tout rouge et qui coule, mes bronches encombrées et ma voix de travesti.

Par conséquent, je présente mes excuses pour le retour du froid polaire et de la pluie battante (bon, j’ai été punie quand même, mon parapluie est mort ce soir alors qu’il pleuvait des glaçons).

Demain matin, je vais chez le cordonnier avec mes bottes et j’achète des gants et des collants.
Brrrrrr

NB: Suite de la conversation sur Skype:

- Et vous, vous avez fait quoi ?
- On a été passer 2 jours à la plage tout au Sud. Ohlala qu’est-ce que c’était bien! L’eau elle était d’une transparence! Et d’une chaleur! C’était trop bien!!
- (mais pourquoi j’ai posé la question ?! Climat de merde!)

Wunderbar

Ça faisait un moment que je voulais aller à Berlin et ça tombe bien je n’étais pas la seule.
Une petite erreur de manip et le week-end se transforme en 4 jours, avec un appart immense loué sur place, des gens motivés, 5 guides de voyage différents (le Lonely est très branché cul soit dit en passant) et rien de prévu a priori.

Honnêtement, je n’ai pas adoré. Trop grand, pas de vrai centre-ville, un réseau de transport en commun ultra-pas pratique et un vent ultra-froid.

Mais on a passé quand même un super week-end avec les visites obligatoires (Mur etc) ou improbables, les ballades en bateau, les bars rigolos, les discothèques stéréotypées, les frühstuck de compet’ et le triptyque magique bière-saucisse-patate.

Pour la route quelques petites photos résumant bien le voyage: boire de l’eau (la bière avec du jus de mangue le « matin » c’est super bon), manger léger (un pote s’est mis en tête de manger le jarret tout seul; nous à trois on a eu du mal à finir) et en prendre plein les yeux:

Le soucis c’est que depuis que je suis rentrée ça a été « Le pied de cochon » (avec mes parents en manque de charcutaille avant le retour en Chine) et « Chez Fernand » (avec des anciens collègues).

Mes pantalons menacent de faire grève.

La honte

Cette semaine j’ai réussi une première: je me suis plantée dans mes jours de congés.
Ça fait près de quinze jours que je fais chier mes différents chefs de projet pour mon planning avec le we du 11-12 parce que j’ai posé mon vendredi et mon lundi à suivre.
Jeudi midi, toute contente à l’idée de la dernière demie journée à torcher avant le départ, je déjeune avec une copine qui part avec moi.

Et là, douche froide: c’est le we prochain qu’on part à Berlin(j’ai réussi à lui filer le doute et on a du appeler celui qui avait réservé les billets pour avoir une confirmation).

Bon, appel honteux à mes chefs pour changer le planning, réunion honteuse avec mes clients pour leur faire accepter la modif (s’ils avaient dit non j’étais dans la Scheisse) et appels honteux pour réaménager mon we.

Samedi j’ai donc découvert comment on montait un mur avec des parpaings et surtout à quoi ressemblait la cour des matériaux de Casto. Avec S. on a aussi découvert que deux greluches dans un tel environnement ça permettait de se faire aider pour porter les sacs de ciment de 35 kg dans la voiture (on en a soulevé 1 sur 7 pour la forme) et d’avoir même des réductions (même si on a du supporter de la drague ultra-lourde à base de « vous êtes jumelles? » ).

Bon, au retour on a du se mettre au boulot*.
Mur fini à 19h, ménage fini à 19h45, apéro à 20h et dodo à 21h**.

Mais c’était trop bien, dans une prochaine vie je veux être réincarnée en Valérie Damidot.

*: porter des parpaings et des sacs de ciment, faire du café, apporter à boire, brancher l’arrivée d’eau, bronzer sur la terrasse.
Beaucoup plus Valérie Damidot que Franck donc.
**: les garçons. Nous on a regardé des conneries à la télé tout en papotant et vidé les bouteilles de champ’. Désolées.

Enfin

Tout ce boulot pour … … 3h de présentations, saucissonnées en tranches de 20 minutes devant une assemblée de gens très sérieux et très sceptiques.

Bon, à la fin ils ont applaudi, nous on a respiré un grand coup, on a quitté les lieux pour se ruer dans le premier bar venu (et vu qu’on était à Triffouillis sur Oise on s’est retrouvé au Tabac de la Poste, juste en face du cimetière) pour siffler une petite bière méritée, faire un débriefing de la séance et se remotiver pour la suite.

Après, retour à la maison, chouette il est 19h et ah tiens il est 22h je me suis endormie comme une merde sur mon canapé en regardant quoi au fait ?

Alleluia, demain je suis attendue à … 10h.
Et j’aurai même peut-être le temps de déjeuner pour de vrai.
Et je repars chez mon client sympa la semaine prochaine.

Enfin.

Nuits blanches

Une rupture est toujours douloureuse, au moins permet-elle de sauvegarder l’essentiel : conserver l’estime de l’autre, éviter le pourrissement dû à l’exaspération, raviver le désir qu’on éprouve pour le monde.
Roland Topor

Alors oui on peut parler de gâchis, pour en arriver là après (presque) 2 ans.
Alors oui le destin est ironique (rompre dans le café où tout avait commencé, niveau symbole ce n’est pas anodin).
Alors oui le moment est pénible, (pour moi aussi), et la prochaine rencontre « tes affaires qui sont chez moi » ne sera pas forcément détendue.

Mais c’est comme ça.

Et il va falloir aller de l’avant.