Too many books, just enough time
Posté dans Outside le 29/12/2009 12:48 par MnémoJ’ai « un peu » trop pris le train, l’avion, le bus et le rer cette année.
Heureusement que ça permet de lire…
Petit bilan subjectif de mon année 2009 (je range ma bibliothèque, j’en profite):
- L’effacement progressif des consignes de sécurité: lu en juin, un peu trop bizarre pour moi. Ne m’a pas donné envie de lire d’autres livres de Ravalec;
- Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti: assez chouette. J’ai cru voir qu’il se jouait au théâtre, je vais peut-être me laisser tenter;
- Belle de jour, Joseph Kessel: trop court (moins de 200 pages), les 3 dernières lignes font mouche;
- No et moi, Delphine de Vigan: ce bouquin a eu le prix des libraires d’après la couverture de mon édition de poche. Je me demande s’ils ont le temps de lire beaucoup de livres les libraires parce que c’est franchement moyen;
- Les frères Karamasov de Dostoïevski: ok il est gros (près de 1000 pages) mais j’ai été déçue d’y rentrer si difficilement (Guerre et Paix est équivalent en nombre de pages mais beaucoup plus facile à lire). En même temps, j’ai été déçue de le refermer parce tout n’est pas résolu et qu’on sent qu’un autre tome était prévu.
- La faute de l’abbé Richaud de Jean Contrucci: exemplaire gratuit suite à grosse grosse commande de livres à la fnac. Je n’en attendais rien mais je me suis arrêtée à la page 94. Il est trop fin pour caler une armoire en plus…
- Eureka street de Robert MC Liam Wilson: génial, vraiment bien écrit et très drôle. Conseillé par un ami à qui j’essaie de soutirer depuis des livres à lire. Dans mon top 2009.
- Une histoire d’amour et de ténèbres d’Amor Oz: bof. J’ai bien aimé le côté vie quotidienne à Jérusalem juste après 1945 mais sinon que c’est poussif comme récit! Je l’ai lu au mois de mai (?) et j’ai du le feuilleter pour revoir de quoi il parlait. Echec donc;
- La vie aux aguets, William Boyd: excellente surprise. Une jeune femme découvre que sa mère retraitée dans un cottage anglais a été une agent secret. Deux histoires de femmes en parallèle (un chapitre sur deux), 400 pages en poche le format idéal pour le métro;
- L’attentat de Yasmina Khadra: je l’ai lu en début d’année, pendant l’opération israélienne sur Gaza et il est vraiment bien. Bon, je viens de voir qu’il a aussi reçu le prix des libraires, je retire ce que j’ai dit sur la profession, parfois ils ont raison;
- Mémoires d’un Yakuza de Saga Junichi: histoire vraie (?) d’un japonais né au début du siècle qui devint chef d’un des plus fameux clans yakuzas. Pas mal du tout, instructif et enlevé mais pas hyper bien écrit (oula, après une phrase pareille c’est un peu l’Hôpital qui se fout de la Charité)
- Un sentiment d’abandon de Christopher Coake: recueil de 7 nouvelles, lues en début d’année et relues récemment. Je me rendais compte que j’oubliais parfois de respirer (pas pratiques) et la première nouvelle m’a faite chialer un matin dans le bus à 10 minutes d’une réunion importante (top crédibilité les yeux de panda). Une excellente surprise, pas loin d’être dans le top 2009.
- No country for old men de Cormac Mc Carthy: je n’avais pas vu le film et honnêtement le bouquin est incompréhensible (on ne sait jamais qui est qui et vu qu’ils passent leur temps à se courir après pour se buter c’est un peu compliqué). Lu en mai, coincée dans un avion Delta Airlines sans télé individuelle, une nuit, sans envie de dormir et rien d’autre à lire. Je le mets dans un coin, histoire de lui redonner une chance quand j’aurai (enfin) vu le film;
- L’étrangleur de Cater Street, Anne Perry: j’aime bien les romans policiers d’Anne Perry, ça se passe à l’époque victorienne dans de grandes maisons pleines de domestiques où les femmes se font sacrément chier et l’intrigue n’est pas trop cousue de fil blanc. Idéal pour le métro.
- Le liseur de Bernhard Schlink: j’ai trouvé le livre moins bon que le film, l’écriture est peu trop clinique pour un tel sujet (surtout les 150 premières pages sulfureuses);
- Les Disparus, Daniel Mendelsohn: j’ai attendu qu’il sorte en poche pour l’acheter. J’ai aimé dans ce livre ce qui d’habitude m’agace dans les autres: le côté « je sais pas où je vais j’écris le bouquin à l’arrache en même temps que toi tu le découvre ami lecteur », le fait que ce sont les évènements qui écrivent le livre et non le contraire et le « happy end » (enfin la levée du voile)
- Auprès de toi toujours, Ishiguro Kazua: extrêmement perturbant. Les 100 premières pages je me demandais « de quoi ça parle? », et ensuite « est-ce que j’ai bien compris de quoi il parle ?! ».
- Corps et âme, Frank Conroy: l’histoire d’un gamin malingre élevé dans une cave à NY qui se révèle être un prodige du piano. Des cours avec le proprio du magasin d’instruments de musique du coin de la rue (qui se révèle être un ancien pianiste prodige chassé de Pologne par les nazis) à la renommée internationale, c’est bien écrit et j’ai failli pleurer à la fin (j’ai la larme facile je sais);
- Belle du Seigneur, Albert Cohen: je ne comprends pas pourquoi j’ai attendu avant de lire ce chef d’œuvre. C’est beau et flippant à la fois, car les 15 pages de délire sur les babouineries c’est très (trop?) vrai. Top 2009
- Mensonges de femmes, Ludmila Oulitskaia: recueil de 6 nouvelles où le personnage central est une femme… qui ment (à ce niveau, pas de tromperie sur la marchandise). Ca se lit facilement (trop facilement?) mais ce n’est pas désagréable, loin de là.
- Le prince des marées, Pat Conroy: 1000 pages dévorées en quelques jours sur la plage, un super gros roman qui mélange histoire de famille dans le sud des Etats Unis, rivalité entre frères et sœurs et éloge de la nature. Top 2009
- La promesse de l’aube: relu en septembre dans le cadre d’un « tiens si je lisais l’intégrale de Romain Gary? ». Vraiment très très bon, j’étais à deux doigts de le lire à haute voix (mais pas très sympa pour les petits copains) ou de souligner les passages déments (un peu trop étudiante en lettres);
- La vie devant soi, Romain Gary: relu à la suite de la Promesse. Un de mes romans préférés.
- Les racines du ciel, Romain Gary: emmené avec moi cet été en Afrique, j’ai eu la surprise de partager ma tente avec qqn qui connaissait bien l’héroïne du livre. Parfaitement de circonstance (j’étais dans une réserve pleine d’éléphants), c’est ce livre qui m’a donné envie de (re)lire Romain Gary;
- Les enchanteurs, Romain Gary: histoire fantasmée à la première personne d’une famille de bateleurs vénitiens en Russie. Conseillé par un ami enchanteur lui-même, je l’ai trouvé à la fois fantaisiste et mélancolique (sur la fin);
- La nuit sera calme, Romain Gary: entretiens de RG avec un de ses potes d’enfance (François Bondy qu’il connait depuis le lycée) qui permettent de comprendre un peu l’homme et avoir des éclairages sur certaines obsessions de son oeuvre. A lire en dernier je pense sinon gare au spoiler!
- Les cerfs-volants, Romain Gary: excellent roman. On retrouve les thèmes de prédilection de RG (amour impossible, différences de classes sociales, idéalisme) autour d’une histoire qui tient la route. Top 2009.
- Adieu Gary Cooper, Romain Gary: les 100 premières pages sont magistrales, après un peu moins. Mais ça reste un très bon bouquin quand même, pas de la confiture à filer aux cochons (= fans de Marc Levy)
- Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee: magique, mélancolique et souvent très drôle.
- La belle vie, Jay Mc Inerney: les quelques jours après le 11 septembre vécus par des personnages qui auraient seulement du se croiser. Emmené avec moi à NY en mai, j’ai été très tentée de passer mes après-midi au chaud avec un café et un cookie à bouquiner plutôt que de me geler les fesses dans le froid sous la pluie (il a fait un temps épouvantable). J’ai craqué, je suis faible.
- La femme en vert, Arnaldur Indridason: polar scandinave mais bof bof. C’est un peu cousu de fil blanc et le fait que l’on traque un tueur dans le passé c’est moins palpitant que quand il galope dans la nature. J’étais contente de le finir (ce qui est pas le but premier d’habitude)
- La lamentations du prépuce, Shalom Auslander: la couverture est rigolote et fait son petit effet dans le métro. Le héros est persuadé que Dieu le surveille personnellement et élevé dans la religion juive orthodoxe c’est une source de stress continuelle qui atteint son paroxysme quand il apprend qu’il va être papa (mais c’est très drôle).
- Les Diaboliques, Barbey d’Aurevilly: je l’aurai normalement fini avant la fin 2009 grâce aux 3h de Thalys qui m’attendent bientôt. C’est un ensemble de nouvelles où les femmes sont méchantes. Pour l’instant c’est drôle.
Ça fait beaucoup mais le pire c’est que j’ai l’impression d’en oublier…
En résumé, mon top 5 6 2009:
- Eureka Street,
- Les Disparus,
- Belle du Seigneur,
- Le prince des mareés,
- Les cerfs-volants,
- La belle vie
Le 3 janvier je retourne à la Fnac faire le plein.
Le 1er mars, je retourne chez Ikea racheter des étagères.

