Gavée

Des fois j’aimerais bien arrêter d’être gentille.
Parce que là je commence à en avoir ras le bol.
Légèrement.

Putain mais qu’est-ce que j’en ai marre de ces gens qui sont pas foutus de répondre à un mail ou à un sms avec une réponse simple (oui/ non / plus tard/ merde).
Qu’est-ce que j’en ai marre de relancer…

Il va falloir que je me contrôle parce qu’à la place du très poli « je suis désolée de te/vous relancer parce que j’attends encore une réponse au mail suivant: » il risque d’y avoir un « Fuck you! Wanker !!/ Va sucer des bites en enfer !! ».

Quelle fatigue…

De retour

Bonne année 2009 !!
(oui je suis un peu à la bourre c’est maaaaaal)

Que 2009 soit synonyme de voyages, réussite, santé, amour et santé (je l’ai déjà dit? )!!

De mon côté je suis victime d’une rupture de faille spatio-temporelle: mes vacances ont duré un clignement d’oeil, je suis rentrée depuis 15 jours mais j’ai l’impression que ça fait mille ans.
Et ça me gave bien d’être rentrée.
Je serais bien restée dans ma bulle enchantée à 25°C à faire du shopping, se balader, se faire masser, papouiller et manger (oui c’est prosaïque mais j’y ai mangé le meilleur thon rouge possible, acheté sur le quai à l’arrivée du bateau)…

A la place je suis en plein choc thermique, culturel et linguistique. Rien que d’entendre les conversations dans le métro le matin ça me gave. Je ne parle même pas des soldes, lâcher plus de 200 euros à une vendeuse désagréable cette fois ça a été niet. On s’habitue vite à pouvoir penser tranquille et à être bien reçue dans les magasins.

A la place, depuis que je suis rentrée, je dois bosser avec qqn qui ne fait rien, tout en lui faisant croire que c’est lui qui a les bonnes idées car normal c’est le chef. Encore deux semaines à tuer (au sens propre malheureusement, j’ai autant envie de me lever le matin que de me/le pendre).

A la place, un de mes amis bossant à Londres est rentré à Paris pour les fêtes et n’a jamais retraversé la Manche. Ses parents le trouvaient fatigué, amaigri et jaunâtre, ça s’est fini à l’hôpital avec un diagnostic terrible, « cancer du pancréas ». Ne faites pas comme moi, n’allez pas sur internet pour prendre des renseignements parce que lire que la survie se compte en mois ça secoue. 28 ans.

Je suis donc en plein déni de rentrée.
J’ai envie de rien faire au boulot alors que théoriquement je suis déjà en retard, d’aller à la plage, de manger des crevettes, des fraises d’hiver (!), des ananas et plein de trucs bizarres, de dire « chéchè ».
Bref de claquer ma dem et de partir très loin.

Comme une copine qui regarde les annonces immobilières pour rêver un peu, moi je regarde les sites internet et les offres d’emploi à l’étranger (et ça me fait le même effet).

Break

J’ai cru que les dix derniers jours n’allaient jamais se terminer.
Ce soir, en me retrouvant dans la rue officiellement en vacances j’ai l’impression que la fatigue arrive d’un coup.
Pouf les épaules qui s’affaissent, les baillements incontrôlables et l’envie irrésistible de dormir debout.

Sieste dans le rer, retour au bercail, mission « valise » (beurkkk).
Exceptionnellement j’ai fini. Et je ne pars que demain.
Louche.

Bon, ma valise pèse une tonne, mon bagage à main pèse une tonne et j’ai probablement oublié LES choses essentielles.
M’en fous.
J’ai pu (enfin) utiliser ma trousse de toilette collector « Pekin 2008″, je serai à Roissy à midi, direction loin loin loin le soleil et le pays du sourire.

Retour lundi 5 janvier à 5h55, réunion à 8h histoire d’oublier tout de suite le décalage horaire.

Bonnes fêtes les gens !

Poisse

Non mais sérieux, pourquoi c’est sur moi que ça tombe le coup de la masseuse qui se déplace une vertèbre, une heure avant que ce soit mon tour de monter sur la table ?

Hein ?!

Surtout quand on a quitté le boulot un peu comme une voleuse à 17h30, sous l’oeil désapprobateur quand même de son chef, et qu’on s’est tapé des problèmes de rer et une panne d’électricité dans le métro ?

Folle de rage.

Je pense qu’il y a un complot quelconque pour me faire péter les plombs en ce moment.
Et ça marche pas mal, je pars au quart de tour.
Je suis en colère, ou je râle, ou les deux.

Je pense que même si je n’en voulais pas j’ai grave besoin de vacances.
Ou à défaut d’un putain de massage.
* bruit du couteau qui remue dans la plaie *

Mieux vaut tard

Cette année j’ai commencé à attaquer ma liste des « bonnes résolutions /trucs à faire en 2008″ un peu tard.
Genre le premier novembre.

Mais bon, depuis j’ai mis le paquet:

  • me bouger les fesses: j’ai repris le jogging (2x 30 min par sem) + gym suédoise quand j’ai le temps
  • ranger mon bordel: j’ai décidé d’assumer ma nullitude/flemmitude et j’ai désormais une fée du logis qui nettoie et repasse. Quand elle m’a appelée pour me demander si elle avait le droit de nettoyer/ranger l’intérieur des placards j’ai cru défaillir. De joie.
  • manger du vert: là j’ai mis le paquet, je vais au marché toutes les semaines. Je peux même dire « mon primeur » et j’ai plein de soupe maison au congel pour les soirs de flemme.
  • cuisiner plus: j’ai commencé avec la soupe maison, continué avec l’achat d’une cocotte en fonte ultra-chère, fait cuire du lapin pour la première fois de ma vie et aimé ça. Bizarre.
  • utiliser les bons cadeaux weekend desk que l’on m’a offert l’année dernière et qui périment le 31 décembre: de justesse justesse, je vais en utiliser 3 ce week-end.

Forcément il en reste d’autres sur la liste mais bon, »arrêter de fumer » et  « travailler moins » sont remis d’office sur la liste tous les ans.

Vivement les vacances…